Voici pourquoi les enfants d’aujourd’hui sont ob√®ses il y a plus de 20 ans

L’ob√©sit√© infantile est un grave probl√®me dans le monde entier. On d√©nombre 22 millions d’enfants de moins de cinq ans en surpoids. On estime qu’un enfant sud-africain sur cinq fait de l’embonpoint ou est ob√®se, avec 20 % des enfants de moins de six ans.

Selon l’enqu√™te nationale sur la consommation alimentaire des m√©nages, 17,1 % des enfants sud-africains √Ęg√©s de un √† neuf ans vivant dans les zones urbaines souffrent d’embonpoint. Ce nombre continue d’augmenter.

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Le probl√®me de suralimentation chronique a maintenant pris le dessus et est devenu un probl√®me de sant√© publique, comme l’a d√©clar√© la South African National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES-1) de 2012.

L’enqu√™te a document√© une pr√©valence combin√©e de surpoids et d’ob√©sit√© de 13,5 % chez les enfants sud-africains √Ęg√©s de 6 √† 14 ans. Ce taux est sup√©rieur √† la pr√©valence mondiale de 10 % chez les √©coliers, mais inf√©rieur aux niveaux actuels aux √Čtats-Unis (18 % pour l’ob√©sit√© et 32,6 % pour l’embonpoint et l’ob√©sit√© combin√©s chez les enfants √Ęg√©s de 6 √† 11 ans (2009-2010)).

Les enfants obèses et en surpoids sont très exposés à long terme à des risques plus élevés de maladies mortelles et de problèmes de santé.

Les effets physiques : Diab√®te, coronaropathie, hypertension, cancer, cholest√©rol √©lev√©, apn√©e du sommeil, probl√®mes de sommeil, probl√®mes respiratoires, troubles osseux tels que l’affaiblissement des hanches, maladies gastro-intestinales, et m√™me le d√©but pr√©coce de la pubert√©.

Les implications psychologiques : D√©pression, troubles de l’alimentation et mauvaise estime de soi r√©sultant de probl√®mes d’image corporelle.

Pourquoi sommes-nous victimes de l’√©pid√©mie d’ob√©sit√© ?

Les modes de vie modernes, la mauvaise alimentation et le manque d’activit√© physique peuvent contribuer au probl√®me de l’ob√©sit√© et du surpoids chez les enfants en Afrique du Sud. Pourtant, ce ne sont l√† que quelques-unes des nombreuses facettes de la ¬†¬Ľ pi√®ce ob√®se ¬†¬Ľ qui est lanc√©e en l’air.

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L’activit√© physique r√©guli√®re a diminu√© au cours des 20 derni√®res ann√©es, ce qui est consid√©r√© comme un facteur majeur de l’ob√©sit√©. Les enfants d’aujourd’hui sont devenus plus s√©dentaires que ceux d’il y a plus de 30 ans.

Ce qui est plus inqui√©tant, c’est que les √©coles √©taient autrefois un endroit o√Ļ les enfants √©taient actifs tout au long de la journ√©e, mais, selon le bulletin de rendement de 2010 de Healthy Active Kids (HAK) South African, l’activit√© physique, l’√©ducation physique et la s√©dentarit√© ont diminu√© et augment√© depuis le bulletin de rendement 2007 du HAK.

Moins de 70 pour cent des √©l√®ves du secondaire ont d√©clar√© avoir des cours r√©guliers d’√©ducation physique et d’√©ducation physique. Les enseignants et les entra√ģneurs d’√©ducation physique dans les √©coles ne sont pas toujours suffisamment qualifi√©s pour leur r√īle, tandis que d’autres ont tendance √† se concentrer sur la constitution d’√©quipes gagnantes et √† ignorer les enfants qui ont un rendement moyen. Dans les √©coles les plus pauvres, il y a souvent un manque d’infrastructures et de ressources sportives.

L’alimentation va de pair avec l’exercice et l’activit√© physique. Les recherches men√©es par l’unit√© de recherche m√©dicale de l’Universit√© du Cap indiquent que les parents qui sont tr√®s stricts lorsqu’il s’agit de permettre aux enfants de faire leurs propres choix alimentaires sont tout aussi improductifs que d’√™tre trop n√©gligents et de leur permettre de manger ce qu’ils veulent. Cela se r√©sume √† un style parental et, en tant que parents, ils devraient prendre des d√©cisions appropri√©es, √©clair√©es et saines lorsqu’il s’agit d’√©quilibrer les repas et les r√©gimes alimentaires de leurs enfants.

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Beaucoup d’enfants sud-africains consomment des aliments hautement transform√©s soit par commodit√©, soit simplement parce que leurs parents n’en savent pas plus. Pour les familles d√©favoris√©es, le plus grand d√©fi est d’avoir acc√®s √† une alimentation saine pour leurs enfants avec un budget limit√©. Dans de nombreux cas, l’option la moins ch√®re est l’option la moins saine et les aliments transform√©s finissent dans le panier plut√īt que dans les fruits et l√©gumes.

Certains parents travaillent de longues heures par semaine, n’ont pas beaucoup de temps pour pr√©parer les repas et cela contribue √† ce que les enfants optent pour la restauration rapide et les repas rapides √† manger au lieu de repas sains et sains. Les parents devraient aussi choisir de pr√©parer des lunchs sant√© pour l’√©cole au lieu de simplement remettre un billet de 20 $ et de permettre √† leurs enfants d’acheter de la nourriture √† la boutique. Selon le bilan 2010 de HAK, pr√®s de 45% des adolescents interrog√©s ach√®tent souvent des bonbons, des chocolats et des chips au magasin de l’√©cole, et plus d’un sur cinq en ach√®te.

Si les parents et les √©coles s’unissent en appliquant des r√®gles √† la maison pour l’√©coute de la t√©l√©vision et les jeux vid√©o, en √©tablissant plus de programmes d’√©ducation physique √† l’√©cole et en int√©grant des r√©gimes alimentaires sains pour leurs enfants, le probl√®me de l’ob√©sit√© pourrait √™tre ma√ģtris√©.

En d√©veloppant les fondements sous-jacents d’un mode de vie sain pendant l’enfance, il se r√©percutera √† son tour sur la sant√© et la qualit√© de vie des adultes. Les parents devraient mettre en Ňďuvre de bonnes fa√ßons d’aider leurs enfants √† combattre le monstre de l’ob√©sit√© et √† leur offrir une meilleure qualit√© de vie.

Serait-ce dans vos gènes ?

De nombreux chercheurs croient que la plupart des gens ont hérité de gènes qui les prédisposent à emmagasiner les graisses et qui les conduisent à être obèses. Il y a de rares mutations dans un gène qui semblent avoir des associations avec un métabolisme lent et peuvent expliquer pourquoi certains jeunes enfants deviennent obèses.

Bien que cette mutation g√©n√©tique ne se pr√©sente que chez environ 2 % des personnes ob√®ses, mais lorsqu’elle commence d√®s la petite enfance, avant l’√Ęge de dix ans, il vaut la peine d’examiner les causes g√©n√©tiques potentielles qui jouent un r√īle dans certaines formes d’ob√©sit√©. Une √©tude de l’Universit√© de Californie a √©galement r√©v√©l√© que les r√©actions √† la graisse corporelle sont largement d√©termin√©es par des facteurs g√©n√©tiques et sont li√©es √† l’ADN.

Au cours d’une √©tude de deux ans, les chercheurs ont mesur√© les caract√©ristiques de l’ob√©sit√© en r√©ponse √† une alimentation riche en gras et en sucre chez plus de 100 souches de souris consanguines. Ils ont identifi√© 11 ¬ę¬†r√©gions¬†¬Ľ du g√©nome associ√©es √† l’ob√©sit√© et au gain de graisse en raison d’un apport √©lev√© en gras et en sucre. Plusieurs r√©gions identifi√©es recoupent des g√®nes identifi√©s dans des √©tudes humaines. Les r√©sultats concordent avec l’h√©ritage de l’indice de masse corporelle (IMC) et l’ob√©sit√© chez les humains.

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